Mes dernières lectures #10 : La Perle et la Coquille de Nadia Hashimi.

Bonjour à tous,

On se retrouve aujourd’hui avec du nouveau dans mes dernières lectures ! Je tiens à m’excuser pour mon irrégularité de ces derniers temps, j’ai eu pas mal de travail et il m’a fallut du temps pour retrouver un équilibre, que je pense avoir plus ou moins trouvé !

Mais sans plus attendre, plongeons nous au coeur du Moyen-Orient, en Afghanistan plus particulièrement et penchons nous sur le sort des femmes afghanes.

Résumé :

Kaboul, 2007. Depuis qu’il a été enrôlé dans les forces talibanes, le père de Rahima n’est plus que l’ombre de lui-même. Sans lui, sa mère et ses soeurs n’ont pas le droit de quitter la maison.

Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui autorise sous certaines conditions, à travestir une fille jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier. Rahima devient alors Rahim, et découvre une liberté qui va faire naître en elle un désir d’émancipation aussi fort que celui qu’éprouva son aïeule, Shekiba, un siècle plus tôt. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

Mon avis :

Une très grosse découverte pour ma part. Je ne connaissais pas du tout l’auteure et j’ai réellement apprécié son œuvre. Ce récit où deux voix se mêlent, où passé et présent s’entrechoquent pour au final se confondre. Cette double voix est tellement intéressante et puissante. Et où comme dans un tapis afghan les fils s’emmêlent et s’entrecroisent pour ne former qu’une seule et même trame.

D’un côté on a Rahima, une bacha posh, c’est-à-dire une petite fille qui se travesti en garçon afin d’aider son foyer. Rahima n’a pas de frères, les talibans l’ont empêchée d’aller à l’école, une fois qu’ils sont partis, c’est son père qui lui en a interdit l’accès. Condamnée comme ses sœurs et sa mère à une vie enfermée dans les murs de leurs petites maisons, sa transformation en bach posh va lui permettre de gouter à cette liberté auquel seuls les garçons ont le droit. Mais ce qui a été défait peut-il être refait ? Son Naseeb (destin)lui réserve encore bien des choses.

Je fus une petite fille, puis je ne le fus plus
Je fus une « bascha posh », puis je ne le fus plus
Je fus la fille de mes parents, puis je ne le fus plus.
Je fus une mère, puis je ne le fus plus
Dès que je m’adaptais à une situation, elle changeait. Je changeais.
Le dernier changement fut le pire.

De l’autre côté, on retrouve Shakiba, brulée lors de son enfance la moitié de son visage est touchée. Shakiba au demi visage, ni femme ni homme va passer de mains en mains. Après tout, son nom signifie bien cadeau non ?

Au final, on retrouve deux femmes fortes, que la vie a forcé à s’endurcir. Mais dans un sens plus large le livre traite de la condition de la femme afghane dont on ne sait que si peu. Il traite de sa liberté, ou plutôt sa non-liberté. De ses combats, ses douleurs, ses horreurs. Car entre le discours du roi Amanullah entendu par Shakiba bannissant le port obligatoire du tchador, et l’histoire de Rahima, cent ans se sont écoulés. Et rien a changé, les talibans et puis les chefs de guerre, ont imposés leurs lois. Et les femmes, toujours sous leurs burquas se taisent.

Si cela a pu se révéler assez dur à lire, car ça ne se passe pas si loin de chez nous au final, ce livre reste un de mes coups de cœur de cette année. Prendre conscience de cet Afghanistan à deux vitesses, mais aussi de la chance que nous avons ici en Europe reste terriblement important. (Loin de moi l’idée de dire que comme la situation en Belgique est meilleure qu’en Afghanistan tout est OK, l’égalité n’est toujours pas atteinte ici et il reste encore énormément de combats à mener.)

Tant la force du récit qu’il porte, que son style font de ce roman une très belle découverte. On se prend très rapidement d’affection pour les personnages, on est avec eux, dans leur petite maison d’un village reculé au cœur de l’Afghanistan. Cette double voix, ces deux récits parallèles qui s’entrechoquent crée une énorme tension. On est comme accroché par leurs histoires.

Pour conclure, je réellement apprécié ce roman, riche, fluide et fort. J’ai aimé me plongé dans cet Afghanistan si mystérieux. Bien souvent j’ai effectué quelques recherches sur le côté, pour mieux comprendre, allez plus loin ou simplement par curiosité intellectuelle. S’il peut sembler difficile d’accès ou présente une thématique pas spécialement fun, ça n’en reste un excellent roman !

Ma note : 4,5/5


Et voilà, c’est déjà la fin de cet article ! J’espère qu’il vous aura plu, on se retrouve la semaine prochaine ! 😉

Prenez soin de vous,

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